Le terme "modelage" peut se référer à plusieurs concepts selon le contexte dans lequel il est utilisé. Voici quelques interprétations :
- Art et Sculpture : Le modelage est une technique artistique qui consiste à façonner des matériaux malléables (comme l'argile, la pâte à modeler ou le plâtre) pour créer des sculptures, des figurines ou d'autres œuvres d'art.
- Céramique : Dans le domaine de la céramique, le modelage désigne le processus de travail de l'argile pour former des objets, souvent avant de les cuire pour les durcir.
- Esthétique et Bien-être : Le terme "modelage" peut également désigner des pratiques esthétiques, comme un modelage corporel, qui est une forme de massage visant à raffermir et sculpter le corps.
- 3D et Modélisation : En informatique et en design, le modelage fait référence à la création de modèles 3D à l'aide de logiciels spécialisés. Cela est courant dans l'animation, les jeux vidéo et l'architecture.

Le modelage engage les mains, la pression, la forme et le volume. Il aide à sortir du mental pour revenir à la sensation. Chez BABE, le modelage peut prendre une forme simple : petits objets, formes symboliques, textures, empreintes ou compositions intuitives. Le contact avec la matière peut être très apaisant, surtout lorsque l’on cherche un temps calme et concret.
Le modelage est la technique la plus primitive et la plus directe de mise en forme de la terre. Fragile, ce matériau est rarement adopté pour l’exécution définitive et garde aux œuvres un caractère préparatoire à la traduction dans d’autres matériaux comme le plâtre, le bronze ou le marbre.
À partir de la Renaissance, seul le travail de modelage relève du sculpteur. L’œuvre, en plâtre, bronze ou marbre, est exécutée respectivement par le mouleur, le fondeur ou le praticien.
Le modelage se fait par adjonction de boulettes, autour d’une armature pour les sculptures de grands formats. En fil de fer, celle-ci forme l’ossature de la figure et permet de lui donner l’attitude souhaitée. L’armature est formée d’une potence maintenue par des vis sur un plateau en bois. Après avoir façonné une base en argile, le sculpteur monte l’œuvre de bas en haut, en écrasant avec ses doigts, un ébauchoir ou une spatule, des boulettes ou des colombins sur les différentes parties de l’armature. Les couches initiales de terre sont assez compactes et les couches suivantes plus fluides pour mieux adhérer à la masse. Les volumes des jambes et du torse sont amorcés avant ceux des bras et de la tête.
À la fin de la séance de travail, la terre est enveloppée de linges humides pour garder sa malléabilité et être travaillée de nouveau; elle doit être conservée à une température stable car elle risque de se fendre sous la chaleur ou de geler et de se casser par grand froid. Rodin travaille en installant son modèle sur un trépied tandis que sa terre, tenue par une armature de fer, est placée à côté sur un second trépied. Il modèle d’abord les quatre principaux profils puis il multiplie et ajuste ses points de vue, comparant la réalité de la ligne du corps avec la ligne de sa terre. En effet, Rodin appelle profil, la ligne qui sépare le plein (du corps) du vide (de l’espace). Comparant la ligne de son modelé à celle de son modèle, il ajuste sans cesse l’une à l’autre et travaille sur plus de cent profils à la fois.